Ferme tes yeux et ouvre ton c½ur, au battement de mon c½ur. Et laisse le charme de ce recueil poétique t'emporter au-delà des portes du temps, au-delà des moments fragiles bercés par les caresses des mots, et quand tes lèvres desséchées à la sensation de ces paroles et que tout ton être tremble de frissons par ses frôlements tel les ailles fragiles d'un papillon bercer par le vent, écoute et rêve et laisse moi te guider vers un monde de verdure de poésie, de TENDRESSE et de sensation d'amour.
Comme le satyre sur son trône, et les nymphes dansantes autour de ce corps de magie, chantante pour ensorceler ce c½ur fatigué, et le rendre plus gai, plus humain. Pour enfin sourire et en dormant aimer la vie, tel le regard attendrissant d'une vierge du moyen âge, au sourire de mille couleurs.
Imaginons et rêvons.
Ta voix qui m'attire et m'inspire, tel les sirènes des mers perdues, pour m'engloutir comme les épaves des anciens navires, tel les marins infortunés cherchant un trésor d'illusion perdu depuis la nuit des temps.
Écoute le son de ma voix et prend le chemin qui mène jusqu'à ton rêve, laisse surgir les larmes, qu'elles puissent venger ton mal, et enterrer ta tristesse dans un tombeau de pierre. Afin que nulle ne viennent le déterrer ou le voir pour le profaner.
Toi qui sais bien fredonner l'amour, tu m'as tant bercé, tant aimé, tes mots d'amour enfoncés comme un glaive dans mon c½ur, l'y habitent toujours.
Je suis la plume, tu es mon encrier. Tes battements de c½ur, font la joie de mes écris !
Tu prends captive mes nuits et mon sommeil, tu as pris tout mes mots d'amour, et à force de veiller et attendre le soleil, je vieille et je fane, en perdant la notion des choses, pour que je devienne à mon tour une épave sur un océan d'amour, ou tes caresses comme les immenses vagues veulent à tout pris m'engloutir.
Ne t'en fait pas mon tendre amour. À souffle coupé, je viendrai te tenir la main et te prendre dans mes bras comme toujours, quand tu te sentiras mal.
Je te berce telle une mère qui a peur pour son enfant, tu seras la chair de ma chaire, pour te faire oublier les longues nuits passées dans la solitude d'attendre.
Quand tes larmes sur ton oreiller crée un passage jusqu'à mon monde, je suis ta muse et tu es mon précieux, je te consolerai, je te bercerai comme tant tu m'as bercé, et je t'aimerai comme tant tu m'as déjà aimé, prend moi et soit mon maitre et mon roi, tu m'as donné la vie, tu es mon feu et ma flegme.
Je suis le souffle et la voix de ton inspiration, tu m'as garnie plantureusement de mots tendres, tu m'as vêtu de belles paroles, de tes plus beaux espoirs, de sensation d'amour, qui rendent jaloux les comtesses infidèles et les hommes trempés dans leurs rêves se battent pour m'approprier et m'conquérir, mais tu es mon seul amour ma seul raison de vivre.
Seulement, oublie cette flamme de doute qui te brûle et te consume, oublie ces peurs, qui ont mis le feu dans tes veines, elle va me tuer et te condamne à ne plus me dévêtir avec les doigts de la vertu et les mots de l'insolence.
Tu es mon seul auteur, ma seule source de vie, et sans poésie... je vieillis, je meurs, et mon tombeau dans le tiens...
La sortie de mon éternité pour me lier à toi, tu meurs, je meurs, tu vie, je rajeunie, nous sommes les inséparables, tu es mon eau de vie, mon unique univers, ma tendre passion, mon sang et ma chaire.
Tu es tout cela mon tendre cicérone, je te caresse avec mes mots. Je te veux avec les paroles défendues, je te fais le complice de mes joies et mes tourments. Tu me fais rêver, tu m'emportes au-delà des sens, au-delà des rives de la vérité et de la vie, tu m'introduis au domaine de la mort et au caprice du péché, tu me mets dans mon tombeau et tu m'en sors, tu me fais visiter les cités défendues du domaine de la peur et du soupçon.
C'est vrai, tu me fais aimer la vie, la savourer, j'ai même créé ton corps sans le toucher, mon c½ur réclame la douceur de ta flamme, qui m'échauffe me fait oublier l'univers, l'instant frivole et les désirs enfouis, Tu m'as fait renaitre de mes cendres.
Je suis ton accompagnatrice et ta complice. Je suis le tout !
Ouvre tes bras, laisse venir ton c½ur à pas de chamade, à mon univers, à mes éternelles tendresses.
Je ne suis pas immortel, Je suis comme la fleur chantante à l'avance de l'aurore, insouciante et vivante et qui succombe au coucher, et son corps préservé n'a plus de souci, il vole avec le vent et disparait à l'horizon.
Nous sommes des pauvres fous qui ont trouvé la chaleur et la tendresse humaine, un éternel amour, ou cela pourrait induire ,que lorsqu'on tient la perle rare que ce soit une pensée, un rêve ou une idée, que ce soit le spectre d'un être aimé, une déesse ou celle d'un être qu'on apprécié, de l'aimer tendrement et fortement, de l'aimer à ne plus trouver les mots, des je t'aime, à ne plus sentir l'indifférence, à être soit même et finir heureux !
Ton coeur de dragon


